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AGROALIMENTAIRE : La magie du Pok-pok


Elle a été l’un des petits poucets du dernier SIM à côté des géants de l’industrie de Madagascar. Mais grâce au physalis (nom scientifique du pok-pok), la petite entreprise voit désormais plus grand.

Sitrakaniaina Raoelisoa Andrianaivo  : AGROALIMENTAIRE : La magie du Pok-pok

L’affluence et la curiosité que suscitait son petit stand au Salon de l’industrie 2012 n’ont rien à envier aux autres grandes sociétés exposantes. Sitrakaniaina Raoelisoa Andrianaivo a le sourire en expliquant aux visiteurs ses activités. Ingénieur agronome de formation, elle s’est lancée dans la filière, en 2008, avec son Entreprise de services pour les organisations paysannes, Esop- Physalis (« Voanantsindrana » en Malgache). Jusqu’ici, la production reste artisanale avec l’utilisation de marmites en cuivre, d’un pressoir, d’un séchoir, de seaux et d’un réfractomètre, pour un investissement total de 7 millions d’ariary, soit 2500 euros, obtenu grâce à l’appui du gouvernement japonais et de l’ONG Hardi. Une somme que l’Esop doit encore rembourser. Raison pour laquelle la gérante de la petite entreprise monte sur tous les fronts pour imposer ses produits, trouver de nouveaux débouchés et d’autres partenaires financiers. Grâce au programme Prosperer, elle a déjà pu participer au SIM.

Jusque-là, en effet, le physalis n’est pas encore entré dans les habitudes culinaires des Malgaches. « La majorité pense que c’est un produit de luxe, ce qui n’est pas vrai. L’on peut en acheter dans tous les marchés et nous ne faisons que le transformer », explique-t-elle. Actuellement, le prix du kilo est de 1500 ariary au producteur. Près de 250 familles vivent de sa culture qui se fait essentiellement du côté de Miadanandriana, Mantasoa et Tsarahonenana, dans la partie est d’Antananarivo. « Aussi bien les paysans, habitués aux cultures maraîchères et la riziculture, que nous-mêmes avons dû nous former pour adopter la culture du physalis et la gestion commerciale de notre activité», déclare Sitrakaniaina Andrianaivo. Pour la région d’Analamanga, la production annuelle est actuellement estimée à 8 tonnes soit près de 3t de produits transformés, « et la demande commence à dépasser l’offre ».

Aujourd’hui, et emboîtant le pas à de plus grandes sociétés comme Codal, Esop-physalis pense également développer ses activités à l’exportation. D’autant plus que la demande ne cesse de croître et le prix assez attractif. Un pot de confiture de 100g est vendu près de 5 euros (14 000 Ar) dans les épiceries fines d’Europe. En plus, les sites spécialisés ne tarissent pas d’éloge sur les bienfaits du pok-pok grâce à son fort teneur en pectine, conseillé en cas d’hypoglycémie. Il peut se consommer en confiture, en chutney, en marmelade, en fruit séché ou encore en entrée pour accompagner un plat avec son goût un peu acidulé. Appelé également « cerise de terre » ou  « amour en cage », les consommateurs malgaches sont d’ores et déjà sous le charme vu l’engouement au palais des sports mais aussi un peu partout dans les grandes surfaces et quelques boutiques. « Ce n’est pas cher du tout comparé aux autres confitures déjà plus industrielles. Cela change un peu de nos habitudes et les enfants sont ravis d’en faire la découverte », indique une mère de famille.

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